Naissance de Léana, Elise, Julia, vendredi 21 mai 2010 à 17h37

 

Le 10 septembre 2009, après 15 mois d’attente, nous apprenons que tu t’es nichée dans mon ventre, tout naturellement...quelle surprise !

Les semaines passent, nous sommes heureux mais sans parvenir à réaliser réellement...c’était tellement inattendu !

Mais une chose est sûre : tu naîtras à la maison.

Ce projet mûrit depuis la naissance de ta soeur, je chemine tranquillement au gré des discussions avec des mamans « AAD », au fil des lectures de récits de naissance si intenses, si poignants...si simples, si beaux.

Joris suit ce projet, avec un peu plus de réserve concernant un éventuel soucis durant la grossesse qui nous empêcherait de mener ce projet à bien.

Mais il sent que c’est un véritable besoin, je veux accueillir mon bébé sereinement, sans devoir subir de séparation précipitée , ni avec lui, ni avec ta soeur, qui va devenir grande mais qui est encore si petite...

Nous rencontrons donc P., et tout de suite, je sais que c’est elle. Sa douceur, sa discrétion, sa façon de présenter les choses correspondent tout à fait à ce dont j’avais besoin. Quelque chose est passé.

Au fil des mois, nous apprenons à faire connaissance, à mesure que mon ventre s’arrondit.

Grossesse idyllique. Je continue de travailler jusqu’au bout, P. me fait confiance, je sais que tout va bien, je n’ai pas envie de lever le pied.

A la 3e échographie, on nous dit que notre bébé est « hors normes ». Les mesures sont au-dessus du 97e percentile, encore plus haut que pour Emma donc, qui était déjà un beau bébé.

Nous en discutons avec P. qui est confiante, ce ne sont que des estimations, et quand bien même, mon gabarit le permet. « N’oublies pas que ton corps ne fabriquera qu’un bébé qu’il peut faire sortir » me dit-elle. Il n’y a pas de diabète, pas de tension,  je suis rassurée.

Le dernier mois de grossesse arrive, là cela commence à devenir dur.  J’ai vraiment un très très gros ventre, j’ai beaucoup de contractions, je dors très mal.

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Au fil des jours mon corps fatigue, mon utérus commence à s’ankyloser à force de contracter, P. décide de venir me voir le 18 mai, pile une semaine avant le terme. Elle sent que ça ne va pas, elle ne veut pas me laisser comme ça. Quelle chance j’ai d’être entendue comme ça...

Après un monitoring et effectivement des contractions toutes les 5 minutes, qui ne sont pas efficaces étant donné que le col a très peu bougé...elle décide de me mettre sous salbumol pour arrêter ces contractions qui me fatiguent, juste 24h voire 48h, pour que je puisse souffler, pour avoir toute mon énergie le jour J. De toute façon si le travail doit se lancer, ça ne l’arrêtera pas...

En palpant mon ventre, elle me dit qu’effectivement ce sera un beau bébé. Et me dit même que je devrais, peut-être, laver un peu de vêtements en 3 mois...Je lui dit en rigolant que je veux bien me préparer à un bébé de 4,5 kg mais que, quand même, le 1 mois suffit...Elle rigole et me glisse innocemment que sa nièce (il me semble) a accouché 2 fois chez elle de deux bébés de 5 kg.

5 kg ?! Non mais ce n’est pas possible, lui dis-je. Et pourquoi pas ? Tu as le gabarit pour... Mais dans ma tête, je reste sur un bébé de 4,5 kg qu’il faudra que j’accepte de laisser sortir.

Avec le salbu, je revis. Juste des contractions « normales » de fin de grossesse, j’arrive même à coudre une tunique pour une petite copine d’Emma dont c’est l’anniversaire. Je savoure à nouveau ma grossesse, à chaque instant.

Le jeudi, je vais voir la maman du parrain d’Emma, qui est SF en Allemagne et qui est formée à l’acupuncture. Elle me met quelques aiguilles pour essayer de diminuer ma rétention d’eau, et aussi deux petites pour commencer à préparer le col...

Je suis bien, confiante, les contractions reviennent vu que j’ai arrêté le salbu le matin, mais je suis reposée, et donc sereine.

En allant me coucher, oh le bouchon muqueux ? C’est que ça travaille tranquillement...je suis contente, mes contractions deviennent enfin un peu efficaces !

A 3h du matin, je me réveille en sursaut, trempée. Mince, j’ai fissuré la poche des eaux ? Je me lève, me change, et attend de voir si ça continue de couler, voir si je dois appeler P.

Ca ne coule plus, ouf je suis rassurée. J’espérais ne pas rompre la poche des eaux en premier, car je savais que les contractions faisaient plus mal dans ce cas-là...

3h30, tiens une contraction. 3h36, tiens, une autre. A 4h30, je décide de me lever, les contractions ne sont pas douloureuses mais elles m’empêchent de dormir.

Je m’installe sur mon ballon de grossesse devant l’ordinateur, je rattrape mon retard sur les différentes discussions sur le forum, je poste que ça travaille doucement , mais rien de bien concret pour l’instant.

A 6h,  je décide de retourner m’allonger un peu, les contractions sont toujours là, mais je suis fatiguée, l’excitation est retombée...

J’arrive à somnoler jusqu’à ce que le réveil sonne. Jo prépare  Emma pour l’école, on lui demande si elle veut bien manger à la cantine car il est bien possible que la petite soeur décide de nous rejoindre aujourd’hui...Elle est super contente, enfin, sa petite soeur a l’air décidée. Oui, je vais manger avec mes copines.  Ses yeux pétillent, je suis rassurée.

Je me lève, j’appelle ma maman pour lui dire que ça bouge, mais que ce n’est pas encore le moment qu’elle vienne. Elle est surexcitée...Je lui dis que je la rappelle après le bain.

Je me plonge avec délice dans un bain bien chaud, avec le CD du Grand Bleu en fond, comme lors de la naissance d’Emma...Cette musique m’apaise, le jet d’eau chaude détend mes muscles, je suis bien.

Au bout d’une heure ma maman s’impatiente, elle m’appelle. Je ne sais pas lui dis-je, je pense que c’est pour bientôt mais je ne peux pas dire que c’est maintenant. Je veux aller à ma 2e séance d’acupuncture et on verra.

Elle ne tient pas en place, elle décide de partir. Elle a raison, je contracte toujours, même si ce n’est pas pour aujourd’hui , j’aurai besoin de soutien.

A 11h nous partons à la séance d’acupuncture. G me dit que j’ai changé de tête, ça travaille ? Je lui répond que oui, elle me dit que mes contractions sont trop courtes pour être efficaces. Je suis déçue. Combien de temps est-ce que ça va continuer alors ? Elle fait sa séance, en partant elle nous dit vaguement qu’on verra pour demain. En fait elle savait.

On rentre donc à la maison, toujours ces contractions si régulières. Joris prépare à manger, je m’installe sur le ballon en regardant vaguement la télé. Ma maman devrait arriver vers 13h, j’ai l’impression que les contractions se font plus longues, heureusement qu’elle est venue, finalement. Elle me redonnera de l’énergie. J’appelle P pour lui raconter la séance, je l’entends sourire au téléphone, l’acupuncture marche donc très bien sur moi, elle en était sûre. Je dois la rappeler quand je sens que les choses se précisent.

Ma maman arrive, on s’installe à table. Je commence à manger mais je sens que les choses changent...Je dois souffler pendant les contractions. Joris me demande s’il peut aller à sa séance de kiné, qu’il n’en a que pour une demi-heure. Il peut y aller, j’ai ma maman avec moi, tout va bien.

Je ne peux pas finir de manger, je dois maintenant me pencher en avant sur la table pour ne pas gémir pendant les contractions. Je crois que ma maman réalise à ce moment que finalement, c’est peut-être bien pour très bientôt. Heureusement qu’elle est venue.

On débarrasse la table, puis elle me demande comment je veux m’installer. A 4 pattes, le haut du corps sur le ballon, en basculant le bassin d’avant en arrière, avec le CD du Grand Bleu.

A 14h30 P. m’appelle, je lui dis que les contractions font mal, que je dois vocaliser dessus pour les accueillir, mais que je ne sais pas si c’est pour tout de suite, j’ai peur que ça prenne beaucoup de temps. Elle me dit qu’elle vient, j’essaie de rétorquer mais elle me dit qu’elle vient, et puis c’est tout. Encore une fois, quelle symbiose...elle ressent tout, c’est fou. Elle dit à ma maman de se placer derrière moi pendant les contractions, et de m’appuyer fort dans le bas des reins en l’attendant.

Joris revient, ma maman lui annonce que la naissance, c’est bien pour aujourd’hui. Une contraction vient, je vocalise, je crois qu’il est très surpris. En effet, quand il est parti je mangeais encore ! Il fait des va et vient, me masse le dos, puis va tenir informée mon amie Virginie de l’avancée des choses...Je crois que c’est sa manière de gérer l’accouchement, et ça me va très bien.

A 16h P. arrive, je suis en pleine contraction, les yeux fermés, elle ne dit rien et pourtant, je sais qu’elle est là, je sens sa douceur, c’est magique. J’ouvre les yeux, elle vient me poser sa main dans le bas du dos et me murmurer bonjour à l’oreille. Oh P., que tu as bien fait de venir, finalement.

Elle me dit qu’elle voudrait m’ausculter pour voir où on en est, une autre maman l’a appelée en lui disant qu’elle avait peut-être rompu la poche des eaux. Je m’allonge sur le canapé, elle m’ausculte et je vois son visage s’éclairer : « mais tu es à 6 Sabrina !! » Je fonds en larmes, mon dieu, je vais donner naissance à ma seconde fille aujourd’hui, c’est sûr ! Quel bonheur...Mon amour, ma maman, ma SF sont là, notre merveilleux projet va enfin se réaliser...je n’arrive pas à arrêter de pleurer.

Je serre ma maman dans mes bras, je lui dis que je l’aime et que je suis tellement heureuse qu’elle soit à mes côtés...Elle pleure aussi.

Il est l’heure d’aller chercher Emma à l’école. Joris me demande ce qu’on fait, je lui dis qu’il faut qu’elle vienne me voir pour me faire un bisou, voir que je suis bien à la maison, car le matin l’ATSEM lui a dit que maman allait aller à la maternité puisque c’était pour aujourd’hui. Mais non, ma maman  va faire venir la petite soeur à la maison ! Je n’ai pas envie qu’elle ait un doute et qu’elle panique. Jo va donc la chercher, sa maman prendra le relais ensuite.

Il part, je ne suis pas bien allongée, je veux bouger. P. me demande si je suis allée aux toilettes, non. Tu veux essayer ? Pourquoi pas, on verra bien. Deux contractions me fauchent sur le chemin des WC, P. dit à ma maman qu’il faudrait des gants brûlants pour me soulager maintenant. Je m’assois, rien ne vient. Ah si, une contractionnnnnnn ! La douleur est horrible assise comme ça, je suis seule, elle me broie, je crie !!!

Deux autres contractions me faucheront le temps d’arriver jusqu’au canapé. P. dit qu’il faudrait l’ouvrir et le bâcher. Je m’installe à genoux, le haut du corps appuyé sur le canapé, je bascule le bassin de gauche à droite ou d’avant en arrière, et je vocalise très fort maintenant, et je ne suis plus consciente de rien. Je n’entends plus rien, je suis dans mon monde...je voyage avec la douleur, je l’accompagne...

Joris revient, il me demande si Emma peut venir. A la prochaine contraction, elle pourra. Elle entre timidement, elle est impressionnée. Je lui dis qu’elle peut venir me faire un bisou, qu’il ne faut pas avoir peur. Je lui dis que je l’aime, et que sa petite soeur va venir tout à l’heure, c’est sûr. Une contraction arrive, je me retiens, ouille. Je ne veux pas qu’elle me voit souffrir. Je lui dis qu’elle va aller goûter et promener avec sa mamie, elle acquiesce et part.

Je replonge, mais très vite je demande à Joris de venir et de rester près de moi, j’ai besoin de lui. Il s’installe sur le canapé à ma tête, il me passe un torchon rempli de glaçons sur le front, mmmmmmmmh que c’est agréable. P. quant à elle m’applique toujours des gants bouillants dans le bas du dos.

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Les contractions s’enchaînent, et d’un coup je sens un « ploc » intérieur. Je souris, je sais que je perds les eaux. Mais je ne perds presque rien, la tête du bébé est bien engagée, elle fait bouchon.

P. me dit que ça y est, mon bébé veut venir, qu’il faut que je profite de chaque contraction pour l’aider maintenant. Elle me masse le périnée avec de l’huile, je déteste cette sensation, mais je sais que c’est nécessaire.

Puis elle me dit qu’il faudrait que je me relève pour essayer de pousser debout. Je râle, je n’ai pas envie, je suis bien à 4 pattes., mais on en avait parlé, c’est la meilleure position pour préserver le périnée. Alors ils m’aident à me relever et me soutiennent sous les bras, j’essaie de pousser mais aaaaaaaaaah j’ai maaaaaal ! Je hurle, les contractions sont insupportables dans cette position !! je n’arrive pas à pousser efficacement, le fait de rester debout me demande trop d ‘énergie. Je subis les contractions sans arriver à les accompagner, je souffre !

P. me dit que là, il faut que j’y aille, sinon il faudra aller à la maternité. A la maternité ?! Mais je vais mourir de douleur si on doit y aller ! Ce n’est pas possible...

Alors d’un coup, je me ressaisis, et je réussis à dire : « ça suffit allongez-moi je ne peux pas debout !! » P. semble surprise que j’arrive à parler ! Mais ils s’exécutent, et là instantanément, le bonheur. Je pousse allongée sur le côté gauche, Joris derrière moi, en broyant le bras de ma maman qui est installée à ma gauche au niveau de ma tête.

Je n’ai plus mal, et je sens que je pousse comme il faut...P. me dit que ça y est, c’est la bonne !! Je sens que ça déchire un peu mais sans aucune douleur, pousser me soulage, c’est presque agréable. Je pousse 4 fois et la tête est sortie, ma maman me dira après que P. a eu l’air très surprise en voyant la tête du bébé...Elle me dit qu’il faut que je me mette à 4 pattes, le bébé ne peut pas sortir comme ça sur le côté.

Je suis surprise mais je m’exécute, et j’entends déjà le bébé qui fait des bruits !

Je rassemble mes dernières forces et je pousseeeeeeeeeeeeeeeee pour faire sortir le reste du corps, c’est l’inondation dans le salon ! Mais je n’y prête pas attention, je n’ai qu’une idée en tête « mon bébé ! où est mon bébé ?! » j’ai beau me retourner, regarder à gauche, à droite, je ne la vois pas ! je veux mon bébééééééé !

Le cordon est trop court pour que P. me la passe entre les jambes, elle me dit qu’il faut que je l’enjambe en me retournant.

Je l’attrape et me retrouve à genoux...Mon dieu, elle est tellement lourde !! Je peine à la porter, P. me fait asseoir sur le canapé et l’enveloppe dans des langes pour qu’elle n’ait pas froid en attendant que le cordon cesse de battre. Elle nous demande une couverture, quelle couverture ?! Joris me dit qu’il aimerait que ce soit la couverture que je lui ai cousu quelques jours auparavant, c’est une bonne idée, tant pis si elle est tâchée, ce sera sa couverture de naissance.

La tempête est finie, on peut enfin admirer notre seconde fille. Qu’elle est ronde, qu’elle est belle...ça y est, elle est là. On l’a fait. On a réussi...

Joris m’embrasse, me dit qu’il est fier de moi, il a les larmes aux yeux.

Il est pour la deuxième fois papa. Deuxième instant de bonheur simple. Rare. Il est tellement beau là, submergé par l’émotion, dévorant sa fille du regard, mais encore un peu perdu...Je l’aime.

P. nous dit que ça y est, le cordon a cessé de battre. Joris le coupe, comme pour Emma.

Puis il me demande « alors, comment on l’appelle cette petite fille ? » C’est vrai, nous n’avions toujours pas fixé de prénom. Léana. Oui Léana, ce prénom te va si bien...Léana, Elise, Julia. Ma deuxième fille, mon deuxième amour...

Je sens que les contractions reprennent, je propose à Joris de prendre sa fille, il faut que j’expulse le placenta. P. me palpe le ventre, me dit qu’effectivement il a l’air d’être décollé. Je m’accroupis au-dessus de la bassine, je pousse une fois, il sort. Et là, le mot délivrance prend tout son sens...Quel soulagement !!

Je suis contente, le placenta sort, c’est que tout va bien...le spectre de l’hémorragie s’éloigne ! P. me dit d’attendre quand même, il faut qu’elle vérifie qu’il est entier. Elle me le montre, je vois ces grosses veines qui le parcourent, comme c’est impressionnant !

Elle part dans la cuisine pour l’inspecter, ouf il est entier. Et très lourd ! Il faudra le peser pour voir. Il fera 1,4 kg...

Elle revient, je la regarde et je lui dis que tu me sembles vraiment ronde. Elle me murmure « tu sais, je crois bien que ta petite fait plus de 5 kilos... » Je lui réponds que non, ce n’est pas possible ! Ca n’aurait pas été si « facile » sinon...Elle me répond que si, elle en est sûre.

Intrigué Joris va chercher la balance, se pèse seul. Prend le bébé, se pèse avec. Il est dubitatif. Je lui demande ce qu’il se passe, il me répond que soit il ne sait plus compter, soit...soit quoi ? « ça fait 6,3 kg ». Il se repèse, même résultat. Ma maman se pèse avec, toujours 6,3 kg... P. nous dit que la couverture doit bien faire 300g, que donc le bébé fait environ 6 kg. « tu vois, je te l’avais dit... »

J’en reste bouche bée...

Elle me dit qu’il va falloir me faire quelques points quand même, vu le gabarit. Je rigole en lui disant que c’est le moment de la couture...Désagréable mais nécessaire, il faudra 5 points.

Je reprends ensuite Léana sur moi en peau à peau, je la mets au sein, elle tète tout de suite. Un peu de méconium, Joris va chercher une couche...C’est celle d’Ilyana, la puce de mon amie Céline. Je suis ravie, quelle symbolique !

Je reste là, avec mon bébé qui tète, encore sur mon nuage. Je pense à ma petite tout d’un coup devenue grande, j’ai envie qu’elle vienne. Il faut ranger le salon avant, et que je prenne une douche.

P. en profite pour prendre Léana, ce bébé qu’elle a aidé à venir au monde...Elles sont magnifiques toutes les deux, je suis émue aux larmes de la voir, cette femme si extraordinaire, avec mon bébé dans les bras.

Elle restera à jamais dans mon coeur. Elle qui a toujours su m’écouter, trouver les mots justes. Elle qui m’a permis de réaliser mon rêve, elle qui m’a aidée à devenir une deuxième fois mère...Merci, P.

Il est 19h, Emma arrive. Elle est toute intimidée et moi, je suis débordée d’émotions devant ma petite devenue soudain grande. Je l’aime tellement...

Elle vient se lover contre moi sur le canapé, fait un bisou sur le front de sa petite soeur.  Mes deux filles font timidement connaissance. Ca y est, nous sommes 4, une nouvelle vie commence...

 

 

 

Léana sera finalement pesée et mesurée le lendemain.

5,560 kg, 55 cm, 40 cm de PC.  Des mensurations particulières, comme l’ont été cette grossesse et cette naissance...